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Exposition

7 mai > 13 novembre 2016

Expo-dossier "Quoi de neuf à Bibracte ? Autopsie d'une nécropole"

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Jusqu’au 13 novembre,  une exposition-dossier consacrée aux fouilles de la nécropole de Bibracte, qui fut l’un des plus grands chantiers de l’oppidum.

Son parcours aborde différentes thématiques, de la présentation de la nécropole et des fouilles, à celle des défunts. La présentation d ‘une partie du mobilier qui y fut retrouvé en fouilles  nous éclaire sur les rites et le statut social des défunts,  qui semblent  majoritairement faire partie d’une population jeune et plutôt modeste.

 

La nécropole

La nécropole de la Croix du Rebout a été fouillée au début des années 1990, dans un cadre préventif, lors de la construction du parking du musée de Bibracte. Elle  est donc située au pied du Mont Beuvray, au bord de la voie qui mène à l’entrée de l’oppidum.

Cette nécropole a été fouillée sur plus de 1,5 hectares et ce sont 96 enclos funéraires et 85 tombes qui ont été mis au jour. Elle a été en activité au même moment que l’oppidum, durant 1 siècle environ, approximativement de la fin du IIème siècle avant notre ère à la fin du Ier siècle avant notre ère.

 

Quels rites observés ?

D’un point de vue anthropologique, les archéologues ont observé la pratique majoritaire de l’incinération, qui semble être d’ailleurs au vu des découvertes récentes une pratique très répandue à la fin de la période gauloise. Les défunts étaient déposés sur le bûcher avec la plupart du temps des offrandes disposées dans des récipients céramiques. Une fois le bûcher terminé, les restes étaient ensuite prélevés et enfouis sous terre.

De plus, la mise en évidence de ces récipients céramiques nous renseigne sur la pratique du banquet funéraire par les vivants lors des funérailles car ce sont des formes utilisées pour boire et s’alimenter. Ces récipients se retrouvent également sur l’oppidum et ils nous renseignent alors sur les personnes vivant à cette période.

Par ailleurs, les archéologues ont mis en évidence des formes céramiques que l’on retrouve spécifiquement sur la nécropole, comme des formes modifiées, telles que des fonds de vases retaillés en coupelle ou des exemplaires de gobelets et de pots, en petit module.

 

Une exposition conçue par Anaïs Lachambre, chercheuse contractuelle à Bibracte, avec la collaboration de Jean-Loup Flouest, responsable des fouilles de la nécropole et de Laïla Ayache, conservatrice du musée de Bibracte.