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Une ville sous la forêt

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Bibracte est fondée à la fin du IIe siècle avant notre ère, au sommet du Mont Beuvray, par le peuple éduen qui en fait sa capitale. Occupée pendant un siècle, cette ville fortifiée gauloise – appelée oppidum par César – est l’une des plus caractéristiques et des mieux préservées, avec ses remparts et ses quartiers s’étendant sur 200 ha. C’est aussi un lieu de mémoire, où Jules César séjourne après sa victoire à Alésia pour mettre la dernière main à ses Commentaires sur la Guerre des Gaules.

Abandonnée pendant deux millénaires, la ville de Bibracte renaît aujourd’hui grâce aux archéologues qui contribuent à en faire un site propice à la découverte d’une page méconnue de notre Histoire.

Plan de Bibracte

FILTRES

    Le rempart et sa porte

    Principal accès de l’oppidum, la Porte du Rebout est percée dans le rempart « intérieur » (5,2 km), qui ceinture la ville au Ier siècle avant notre ère. Porte et murs ont été reconstruits après fouille selon la technique du murus gallicus. Un rempart plus ancien est conservé sous le couvert forestier ; daté du IIe siècle avant notre ère, il se développe sur 7 km.

    La Côme Chaudron

    Alignés le long de la rue issue de la Porte du Rebout, des ateliers d’artisans du métal sont fouillés puis remblayés pour assurer leur conservation. Le chemin est aujourd’hui bordé d’arbres aux formes tourmentées : les jeunes tiges de ces hêtres étaient couchées de façon à former des haies vives pour délimiter les pâturages au XIXe siècle.

    La Pierre de la Wivre

    Ce pointement rocheux est associé dans la mémoire populaire à la Wivre, monstre mi-femme mi-serpent des légendes bourguignonnes. Les observations archéologiques ont montré que la forme actuelle de l’affleurement résulte d’une exploitation de pierre contemporaine de l’occupation de l’oppidum.

    Le bassin

    En partie restauré, ce bassin en forme de coque de navire, fait en blocs de granite soigneusement agencé, a été construit dans l’axe de la rue principale de l’oppidum. Exceptionnel par son emplacement, il témoigne aussi des connaissances géométriques des bâtisseurs de Bibracte, fidèles aux canons hérités des Grecs.

    La cave d'une maison gauloise

    À proximité du centre monumental de l’oppidum, un quartier résidentiel se développe. En 1997, la fouille d’une cave livre des restes de bois carbonisés et l’empreinte de poteaux verticaux. La restitution de cette cave donne un aperçu de la qualité de l’architecture de bois de tradition gauloise et son emprise suggère qu’elle équipait une maison à étage.

    Le centre monumental

    Édifié peu après le milieu du Ier siècle avant notre ère et fortement remanié après un incendie, vers – 20, ce vaste espace de 80x80 m rassemble des constructions romaines associant parties publiques (boutiques, cour à portique, basilique…) et parties privées. Il est conservé sous un grand abri lesté de sacs de sable pour compenser l’absence de fondations.

    Le couvent franciscain

    Installé vers 1400 dans les bâtiments d’une ferme monastique, ce couvent fonctionna jusqu’au XVIIe siècle. Sa fouille a permis de dégager la chapelle et la cloître attenant et de mettre en évidence de nombreux remaniements. Les objets exposés au musée témoignent des activités des moines, tournés vers l’agriculture et l’érudition.

    Le Parc aux Chevaux

    Ce vaste replat est en partie le résultat de terrassements effectués dans les derniers temps de l’oppidum. Les fouilles qui s’y déroulent mettent en évidence sous ces terrasses la présence de vestiges plus anciens dont l’étude permet de comprendre l’organisation spatiale de l’oppidum antérieure à la romanisation de son architecture.

    Le Theurot de la Roche

    Ce sommet qui dominait la ville accueillait sans doute un lieu de culte. En témoignent les vestiges de plusieurs bâtiments sur poteaux, un puits creusé à 18m de profondeur dans le rocher et une inscription sur pierre présentée au musée : la dédicace est malheureusement trop incomplète pour nous révéler le nom de la divinité adorée en ces lieux.

    La grande maison romaine PC1

    Entièrement dégagée, cette maison est la plus vaste du site (3 600 m²). Elle possède des éléments caractéristiques de l’architecture romaine : atrium, péristyle, bains… À proximité, la chaumière construite par Jacques-Gabriel Bulliot, premier fouilleur de Bibracte, abrite aujourd’hui une exposition consacrée aux explorations du XIXe siècle.

    La fontaine Saint-Pierre

    Liée à la plus abondante source de la ville, la fontaine a connu plusieurs aménagements, de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle. La reconstitution proposée à l’issue des fouilles évoquer la forme du bassin érigé au Ier siècle avant notre ère. C’est aujourd’hui un lieu bucolique, où s’écoule le ruisseau de la Goutte Dampierre.

    La terrasse

    Cette esplanade culminant à 814 m plantée de hêtres séculaires est limitée à trois faces par une modeste levée de terre bien visible sous la forêt. Sa fonction reste incertaine (militaire ? religieuse ?). Depuis son angle sud-ouest se dévoile une vue spectaculaire sur la petite vallée de la Roche et, en arrière-plan, sur les étendues du pays arverne (Auvergne).

    La Chapelle Saint-Martin (photo des fouilles dans les années 1980)

    Installées à l’emplacement d’un temple gallo-romain, la chapelle et la croix Saint-Martin témoignent de la vocation cultuelle continue du lieu. La chapelle fut bâtie en 1873, à l’issue des fouilles de Bulliot. C’est à proximité que se tenaient les foires du Beuvray, le premier mercredi de mai, selon une tradition connue dans toute la Bourgogne.

    La Chaume

    À 809 m d’altitude se dévoile le plus beau point de vue offert par le mont Beuvray, vers le sud-est et la vallée de l’Arroux : on peut y contempler les Alpes par temps clair ! À proximité, un monument honore la mémoire de jacques-Gabriel Bulliot (1817-1902), qui « réinventa » littéralement Bibracte par ses fouilles entre 1867 et 1895.